Jean Guillon conteur    
 
   
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Vol au dessus d'une terre mythique.
Il arrive de là où on ne l'attend pas, impayable et sympathique au premier coup d'oeil : c'est un   Professeur Tournesol aux cheveux blancs et sans lunettes, un don Quichotte ébouriffeé qui aurait   oublié son roussin, un énergumène qui a indubitablement et très positivement la tête pour l'emploi.   Profession ? conteur, et il le porte sur lui.
Pour sa troisième apparition dans le défilé culturel de   Festam, Jean Guillon a troqué son allure de fakir (que chacun avez pu apprécier l'an dernier, avec   «  Dans l'ombre claire des temples de l'Inde  » contre les grandes ailes d'une figure grecque. Il nous   emène   ainsi   explorer   les   tréfonds   du   mythe,   contant   et   brodant   avec   truculence     «  Le rêve d'Icare  », sur les planches du Théâtre du Grand Rond.     «  Les mythes grecs sont un peu comme le journal télévisé d'aujourd'hui.  »   C'est à dire qu'il ne faut pas hésiter à aller explorer leurs dessous, et Jean Guillon s'y emploie avec un   tel   mélange   de   déférence   et   d'irrévérence   que   c'en   est un   plaisir.  
Que   deviennent   les   figures   antiques à travers ses récits rafraîchissants ? Des personnes tout à fait sympathiques, figurez-vous,   des messieurs dames à la portée de tous. Tenez, Égée par exemple, ce roi   d'Athènes qui mourut bêtement pour une histoire de voile, pour une   étourderie de son fils : un sacré noceur ! Pourquoi croyez-vous qu'il n'a pas compris l 'oracle de   Delphes ? Un verre de trop et hop, la mauvaise réputation de la Pythie est achevée, la voilà taxée   d'obscurantisme...
Et Minos, le roi de Crète : moins connu que ses filles, Ariane et Phèdre, il n'est   pourtant rien de moins que le premier de tous les cocus cornus, et ce à cause d'une sombre histoire   de couche royale en CDD, enfin quelque chose du genre ; pour les détails de la broderie, rien ne vaut   la bouche du conteur.   Quant à Icare, il n'est en vérité qu'un personnage mineur de ce canevas Gréco Crétois. L'important   c'est son rève, ou plus précisément le rève de son papa, l'architecte Dédale (encore un artiste sur   liste   noire,   celui-là).   Après   avoir   coulé   des   jours   sereins   lors   d'une   « résidence  »   en   Crète   en   compagnie de sa chère et tendre Naucraté, l'artiste Athénien se voit contraint à l'exil ; mais quitte à partir, autant le faire avec panache. La suite, on la connaît.
De la toge aux ailes, tantôt Jean Guillon conte, tantôt Jean Guillon joue, avec une nonchalance   égale. Dédale est moins ici un personnage q'un rêve d'envol que le conteur semble porter en lui et   entend bien nous faire partager. Pour ce faire, un écran nous transporte en terre et mer crétoise et ce Dédale ébouriffé s'emploie à passer de la scène à l'image, à nous donner une leçon de vol in situ. Peut être est-il allé en Crète comme il est allé en Inde, pour des voyages dont on revient avec des   images plein les poches, des ambiances, de petites histoires à partager.
Derrière le conteur, un voyageur ; mais aussi un homme de théâtre tout terrain, qui se produit en extérieur, qui roule son   autocar   «  Le Théâtre Volant  » pour lequel il ne faut qu'une place pour se garer. Bref, un drôle   d'oiseau, avec qui il fait bon passer un moment d'antique origine et de malicieuse extrapolation.          
                   

MANON ONA
Article sur le site de critiques de spectacles et de concerts  « le Clou dans la Planche »
http://lecloudanslaplanche.blogs.fr/index.html
paru le 30 mai 2008


Conte dans la rue
Un sac de toile dont il extirpe un dais en velours, quelques piquets, trois ou quatre poids et de la ficelle, et voilà le décor monté
en un tournemain, en pleine rue. Un tapis complète l'ensemble (...).
Tignasse blanche et bacchantes assories, Jean Guillon s'ssied, jambes en tailleur sur son tapis. Sa voix se fait douce, ses gestes
se font amples. Et le conteur se met à dérouler un ruban merveilleux : contes provençaux, soufis, indiens. Des récits poétiques ou de sagesse.
M.R. , Midi Libre, 25 juillet 2005

Jean Guillon, l'enchanteur
(...) La Provence est source d'inspiration et Jean Guillon boit avec délice à cette source magique et fertile. Dans son monde fantasque, les personnages sont dragons, Tarasque, Jehan de l'Ours, ou encore le Drac... ou simplement la bazerette du coin et son coquin de mari. Dans son monde, les lavandières côtoient les monstres, les loups consolent les plus profonds des chagrins, et les géants vont à l'école (...). Dans son monde, il pleut parfois des macaronis, les exclus deviennent des héros et le lait des nourices est aussi intarissable que la parole du poète (...).
Jean Guillon est un conteur de grand talent, parce qu'il savoure les mots et sait leur donner corps. Il sait faire surgir des images, tenir son auditoire en haleine et transmettre toutes les émotions en interprétant tour à tour chaque personnage. Il n'abuse pas du folklore, mais sait s'en servir à bon escient. Il se permet même quelques clins d'oeil, un peu anachroniques aux adultes (pour le plaisir) et certains détours par des expressions très contemporaines. Avec son air de grandp-père tranquille et son regard malicieux, il est l'enfant et l'aïeul, le sage et le trublion... et toujours celui à qui on a envie de dire "raconte encore...". Parce que son monde est pétri d'humanité, d'humour et de générosité, on se laisse aller avec bonheur à imaginer faire avec lui un autre bout de chemin....
M.P. , La Tribune, 9 décembre 2004

Ji Bu insultant l'ennemi à travers les âges
La scène imaginée par le conteur est un espace d'évasion à elle toute seule. Seulement quelques objets de décors mais un sentiment profond de mystère et d'exotisme. « Entrons dans l'univers de Ji Bu » nous propose-t'il. Oui mais, « d'un clic de souris » (actionné par une personne du public). Car l'ordinateur, outil contemporain, déclinant images fixes ou mouvantes, sera le support visuel de cette histoire médiévale, comme l'on faisait autrefois du temps des conteurs-montreurs d'images.
On s'étonne d'abord de cet anachronisme, avant de se laisser convaincre par ce subtil mariage, où la technologie sert discrètement l'histoire, où le mot conserve toute sa dominance.
Diction ronde ou agitée, langue et musique traditionnelle chinoise, le destin de Ji Bu se dessine ainsi par touches d'images et de poésie.

Annabelle KEMPF, La Provence, 20 janvier 2004

Le parfum de Jean Guillon
Et au commencement il y avait une chaise , un chapeau ! et puis vient Jean Guillon, crinière et moustache au vent, avec son parfum et l'accent de sa Provence natale !
Après le festival «off » d'Avignon, le voilà donc au festival « in » de Wihr-au-Val (festival La Vallée des Contes) avec une succulence hors du commun (...).
Tout au long de ce moment d'une savoureuse gaieté, on a cru entrevoir toute la splendeur de cette Provence défiler devant soi (...).
Jean Guillon a su tenir en haleine une bonne cinquantaine de personnes en leur distillant avec une mimique extraordinaire, des épisodes « plus vrais que nature ».

Edy HERMANN, L'Alsace, 1er juillet 2003

La magie de la tradition orale
De l'exotisme à la Provence, il n'y a qu'un pas que Jean Guillon nous fait traverser magiquement grâce à sa voix de conteur, mais aussi aux histoires qu'il a glanées autour de ces voyages dans le monde. Car Jean Guillon sait raconter tout cela dans plusieurs langues. Un artiste. Un vrai !
La Voix du Nord, 13 août 2002

Jean Guillon, conteur
Une simple pancarte « conteur » signale sa présence. À proximité d'une terrasse de bar et de magasins d'antiquité, le théâtre d'intervention de Jean Guillon est une enclave de paix dans le brouhaha ambiant du marché aux Puces. Assis en tailleur sur son tapis, l'oeil pétillant de malice, la moustache aux aguets, il questionne d'une voix douce son auditoire : « Qu'est ce que vous voulez que je vous raconte ? ». Sourires complices dans l'assistance.

Philippe FANER, Libération, 17 et 18 octobre 1998